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Vendredi 11 avril 2008

Humeur capillaire: Mes vacances, c'était ya combien d'années? Ah, 2 semaines...

Dans les zoreilles:


En ce moment, je me remets à cuisiner. Parce que si on compte bien, ça fait plus d'un mois que je n'ai pas touché une casserole (ni même le micro-onde) (ni même une assiette de chez moi)


Pendant 3 semaines, j'ai mangé des fruits, des légumes, et puis du melon entre les fruits et les légumes, et puis des prunes quand il faisait faim au milieu de la nuit, un peu d'avocat pour les vitamines, et des sushis un jour où on avait décidé de se lâcher et de junk-fooder. Trop wild...

Là vous vous dites que je suis donc revenue bronzée, vitaminée, et avec un corps de rêve. Et que si j'étais pas une sale pétasse qui refuse de mettre des photos sur son blog, je collerai la photo que BestFriend quand elle la voit elle se met à chanter "Boys boys boys" (et que même je l'ai mise en BO parce que j'avais aucune idée d'illustration sonore) Ben j'suis revenue bronzée, vitaminée, avec une peau superbe (mais ça a pas duré)... mais sans avoir perdu un seul gramme. Là, j'ai juste envie de mettre mon métabolisme en vente sur ebay. Je veux bien le donner même. Et le livrer. En négociant bien, j'offre même mon karma avec.


Donc, depuis que j'étais rentrée, j'avais décidé que si je ne devais pas maigrir, j'allais au moins en profiter pour faire grimper mon taux de cholestérol en mangeant de la junk food à tous les repas. Oui, tous. Des saloperies le matin (mention spéciale au bonbon Arlequin poussé au Coca qui m'a servi de petit dej' un jour où je frôlais l'hypoglycémie) des pommes dauphines aux frites le midi, et un ptit McDo le soir. J'en connais une qui va hurler en voyant comment je réduis son régime à néant en une semaine. Mais aussi bizarre que cela puisse paraitre, je n'ai pas pris un gramme, même que je flotte un peu dans mon (seul) pantalon chaud spécial "hiver qui n'en finit pas même si le calendrier dit qu'on est au printemps". M'enfin après vérification, j'ai repris des poignées. Merde.

Bref.

Mais cette semaine, j'ai repris le chemin de la cuisine. Parce qu'avec BabySitter on a eu une grande discussion, de celles où il m'appelle par mon vrai prénom en me regardant dans les yeux (et j'ai dans ces cas là j'ai l'impression d'avoir 5 ans et fait une grosse bêtise) (mais là j'avais pas fait de grosse bêtise hein) et de cette grande discussion, il en est ressorti qu'on va bouffer des pâtes pendant environ... 10 mois. Là, ça ne se voit pas super bien à cause de l'écran entre nous, mais j'ai pas sauté de joie. Mais BabySitter est raisonnable (parfois...) et son argumentaire tenait la route. Mais j'en parlerai plus tard (dans environ 9 mois et demi) de la raison de ce régime sec. Non, rien à voir avec mes nausées.

Donc bientôt, je vais réanimer la rubrique cuisine. Pour le moment, j'en suis à ma troisième tentative de pâtes knackies-kiri, toujours pas concluante. Vous me croyez si je vous dit que ça m'énerve? (mais que je sature toujours pas!)


Et puis bientôt, j'expliquerai aussi que c'est épuisant d'avoir un fan club de ses cheveux, parce que quand tu dis stupidement machinalement qu'il faut que tu ailles faire élaguer les pointes, t'as 3 personnes qui t'agressent en te disant que les pointes oui mais pas plus d'1 cm sinon t'es plus leur copine. Je suis donc actuellement la copine aux cheveux soyeux et presque longs mais sales quand même faut pas déconner sinon je serai trop parfaite et là je suis trop stressée pour être parfaite.
Par Vicky - Publié dans : Capillairement parlant... - Communauté : Wild Bloggeuz
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Mercredi 9 avril 2008
Mlle Vicky BHD
Le trou à courants d'air
Banlieue lointaine

Agence immobilière "Empapaoutés & Co"


Madame, Monsieur, Bande d'enfoirés,


Suite à notre entretien de ce jour, j'ai comme envie de vous péter la geule je tiens à vous adresser mes plus sincères remerciements.

Il est vrai qu'en plein mois d'avril - qui ressemble étrangement à un mois de décembre en Alaska - le chauffage est un luxe dont n'importe qui peut aisément se passer. Même si vous ne le faites pas chez vous bande de lopettes.

Depuis que j'habite dans ce cagibi amélioré ce petit et si cosy appartement dont les fenêtres de merde laissent passer les courants d'air la climatisation est parfaite en été, je ne compte plus les coupures de chauffage. C'est même devenu une running joke au boulot, savoir au bout de combien de temps je vais arriver bosser déguisée en bibendum grelottant. Je ne m'affole même plus pour les pannes de moins d'une semaine.

L'avantage, c'est que je lutte activement contre la cellulite sur les zones rebelles (et même les zones collaboratives en fait) Le matin, je commence par me raffermir les orteils dès que je me lève. Puis je me raffermis en entier. Puis je me mets à grelotter. Mais c'est bon pour ma santé, les Suédois se roulent dans la neige en sortant du sauna, moi j'ai ça gratos à la maison et j'ose me plaindre?

Depuis que je vous appelais, vous me disiez que j'étais la seule à me plaindre. Et même qu'il y avait du chauffage. Quelle ne fut donc pas ma surprise d'apprendre ce soir que les coupures de chauffages étaient dues au non paiement des factures! Un jour bande de branleurs de compétition je vous expliquerai que pour qu'un chauffage au fioul fonctionne, il faut du fioul, et pas seulement dire aux habitants que vous ne comprenez pas, tout devrait marcher pourtant!

Alors quand on m'a dit que votre agence de daube ne serait désormais plus le syndic de l'immeuble, allez savoir pourquoi, j'ai soudain eu une bouffée de joie et d'allégresse. Parce qu'entre la mort cérébrale de mon PC (heure officielle du décès du disque dur: 18h25), la reprise du compte WoW par son vrai propriétaire (et donc la mort de ma démoniste que je n'ai même pas pu suicider dignement) et l'eau de javel sur mon pantalon noir, j'avais un peu perdu mon sens de l'humour et j'avais un peu envie de faire un sacrifice humain. Avec dans le rôle de la victime la connasse qui m'a envoyé chier au téléphone la charmante personne en charge de l'immeuble.

Je suis fort attristée d'apprendre que je n'aurai plus de contact avec vous et j'ai comme envie de dire dans ton cul et je vous souhaite de crever la bouche ouverte dans un appartement à 16° en regardant une facture EDF égale au PIB du Niger une bonne continuation. Moi je retourne regarder Dr House qui est plus agréable que votre employé du mois.

Cordialement,


Vicky qui t'emmerde mais d'une force t'imagine même pas, tu vas surkiffer de te retrouver au chômage
Par Vicky - Publié dans : Capillairement parlant... - Communauté : Wild Bloggeuz
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Vendredi 4 avril 2008
Humeur capillaire: Tiens, mes cheveux ont poussé!

Dans les zoreilles:


Dans la voiture, au retour de l'aéroport


BabySitter: J'ai racheté de la lessive au fait, y en avait presque plus!
Vicky: Ah bon? Mais il en restait pas mal de tablettes pourtant... (ne pas faire attention à la construction de la pjrase, 20 heures d'avion...)

Ce soir...

Après vérification des tablettes, il reste bien de quoi lessiver 3 fois tous mes vêtements.

Après vérification du détachant (le petit pot rose fluo avec écrit dessus "Détachant Oxymachin" et au dos "ajoutez à votre lessive") le pot est quasiment vide.


Parfois, je me dis que les hommes ne sont génétiquement pas programmés pour la moindre tâche ménagère. Et ça me fait peur.
Par Vicky - Publié dans : Capillairement parlant... - Communauté : Wild Bloggeuz
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Mardi 1 avril 2008
Humeur capillaire: Veux ma couette... quelle que soit l'heure!

Dans les zoreilles: Blondie keeps me alive


Depuis que je suis rentrée, tout le monde me dit que mes cheveux ont éclairci. Rapport au fait que quand je suis bronzée, je ne tente pas le noir corbeau façon "Mercredi A., c'est moi". Je suis donc partie avec une couleur proche de ma couleur naturelle (donc moche) et revenue avec ma couleur naturelle ensoleillée (avec des espèces de reflets roux bizarres très concept)


Là, tu ne saisis pas encore le drame. Si en plus tu débarques, tu te demandes pourquoi je parle de mes cheveux. Relis le titre du blog, tu seras mignon. Alors je vais tout réexpliquer: A la base, j'ai beau être brune pour de vrai et sans artifices, j'ai une sorte de blondeur intérieure. Ma blondeur, elle se réveille par moment. En ce moment, elle se manifeste par des bugs. Qui ont fait mourir de rire BestFriend pendant 3 semaines. Et désespèrent BabySitter. Bref, quand je bug, j'ai entendu ce qu'on me disait, mais je reste immobile, le regard quelque part entre le bovin et l'interrogateur, et au bout de 30 secondes assez rapidement, je demande à mon interlocuteur de répéter, j'ai entendu, oui oui, mais j'ai pas imprimé. Et je me demande encore pourquoi je passe parfois pour une nunuche...


Encore, le bug, on s'y habitue. BabySitter et BestFriend le détectent maintenant assez rapidement. Mais aujourd'hui, au boulot, j'ai fait assez fort.


Le contexte: Ma carte bleue a failli se faire avaler par le distributeur alors que je tentais de retirer de l'argent. Parce qu'elle est périmée depuis... aujourd'hui, et que je ne suis pas allée chercher la nouvelle (ben ouai, j'étais pas là)

L'environnement:
L'agence au complet

Vicky (vérifiant les horaires de l'ouverture de l'agence qui détient sa carte)
Merdeuh, faich, ils sont fermés le lundi!

Le reste du monde (avec un regard attéré)
Vicky, on est mardi...
Par Vicky - Publié dans : Capillairement parlant... - Communauté : Wild Bloggeuz
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Lundi 31 mars 2008
Humeur capillaire: Veux mon lit!

Dans les zoreilles: Radio FG (je ne veux plus écouter autre chose pendant minimum 3 semaines)


Je suis une warrior. Depuis le temps que je le dis, va ptêtre falloir commencer à me croire. Pour de vrai.

Parce que 24h à peine après être rentrée en France, j'étais au boulot. On pourra dire que je suis une héroïne des temps modernes. Ou que je suis complètement tarée. Je dirai juste que j'ai voulu profiter du soleil jusqu'au dernier moment. Histoire de revenir caramélisée bien comme il faut.


Evidemment, le retour fut épique. J'ai eu le droit à de l'Australien mal baisé luné jusqu'au bout. Ou comment refaire sa valise au milieu de l'aéroport, puis se faire envoyer chier par un abruti qui n'avait jamais du sortir de Western Australia et pour qui les Français n'étaient que de vils parisiens prêts à tout pour aller vite et bien. Et comme je suis parfois pas du tout belliqueuse, surtout quand il s'agit de ne pas payer de supplément bagage pour 400 grammes (oui oui, 400) j'ai ravalé ma fierté et je n'ai rien dit. Mais je n'en pensais pas moins.


'Fin bref, aujourd'hui, vers 15h du soir, je commençais à sérieusement piquer du nez. Vers 16h15 de la nuit, je partais du boulot. Faut dire que j'étais là tôt. Et que j'allais sérieusement commencer à faire des bêtises avec des sous à force de bosser les yeux fermés. Et je préfère me dire que je partirai un jour par la voie royale, avec démission et sourire ultra bright, plutôt que virée sans indemnités...


Moralité: Ne jamais mailer ou chatter avec des gens qui sont encore au boulot quand on est chez soi à une heure indécente pour une jeune active. J'ai quand même réussi à démotiver BabySitter et Nina. BabySitter qui tente de me convaincre que le démineur, c'est mieux que le solitaire (oui, il est payé pendant ce temps-là) et Nina qui me disait qu'il y a une semaine, elle était au chaud devant la cheminée. Ya une semaine, sans tenir compte du décallage horaire, j'étais à la plage...
Par Vicky - Publié dans : Capillairement parlant... - Communauté : Wild Bloggeuz
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Mercredi 26 mars 2008

Ma lose était donc bien coincée en quarantaine. Mais elle est bien de retour, et tellement en forme qu'elle éclabousse autour de moi. Pour le plus grand (dé)plaisir des malheureux qui croisent mon chemin!


Hier matin, vers 8h, je suis réveillée par des voix. Je dis gentiment à ma conscience que c'est trop tôt pour me parler, qu'en plus ma vie est exemplaire en ce moment, donc elle peut se rendormir, et si en plus elle ramène des potes, ça va faire trop de monde dans ma tête. D'une voix ensommeilée, ma conscience me répond qu'elle aussi elle dormait, merci de l'avoir réveillée. Elle me balance quelques méchancetés avant de se rendormir.

5 minutes plus tard, BestFriend débarque dans ma chambre et tente de trouver une place où s'asseoir sur le lit. comme c'est un king size, et que je dors en travers, elle a un peu de mal. Et elle me raconte qu'un voisin vient de passer, son passeport aurait été envoyé à cette adresse, et elle lui a dit que le courrier pour les inconnus était traditionnellement foutu à la poubelle. Suite à quoi il lui a gentiment expliqué que c'est un délit en Australie et qu'elle pouvait aller en taule pour ça. Charming.

Pleine de bon sens, je lui propose une petite exploration des poubelles, just in case... "Hors de question!" qu'elle me répond. Avant de revenir me dire quelques minutes plus tard "T'as ptêtre raison..." La journée sera donc placée sous le signe de la poubelle, j'aime déjà.


Là où j'ai merdé, c'est que j'ai petit déjeuné avant de passer aux choses sérieuses. le matin, je suis généralement nauséeuse et ma brosse à dent réussit parfois à me rendre malade. A jeun. Alors là...

9h, BestFriend a tenté de tuer toute vie poubellesque à coup de bombe insecticide, et commence à ressortir les vieux sacs. A titre indicatif, il fait entre 25 et 30° tous les jours, et le coloc a oublié de sortir les poubelles sur le trottoir... depuis 15 jours. Ceci est juste pour vous donner une idée de la vue, la vie animale et l'odeur de la poubelle.

9h05, BestFriend se rend compte que j'ai disparu, et me demande si ça va. Entre 2 nausées, je réponds que oui.

9h06, je rends leur liberté à mes céréales. BestFriend revient bredouille. Mais en me disant qu'il y a des fourmis géantes en Australie, c'est dingue ça!

9h07, on tente d'oublier cet épisode très peu glamour. Je me demande si je dois re-petit déjeuner. En me disant que quand même, je fais plein d'expériences inédites!

Par Vicky - Publié dans : Koalament parlant - Communauté : Wild Bloggeuz
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Lundi 24 mars 2008

Humeur capillaire: My ass hurts

Dans les zoreilles: Bon impossible de musicaliser tout ça...


C'était bizarre, depuis quelques temps, tout se passait bien. Comme si ma lose était restée coincée dans l'hémisphère nord, ou peut-être à la douane. C'était bien, c'était cool, c'était reposant. C'était avant Rottnest.


La minute culturelle

Rottnest Island est, comme son nom l'indique, une île (là, tu t'en doutais pas) au large de Fremantle, en Australie de l'Ouest (ton univers impitoyable) 11 km de long sur max 4,5 de large, une population locale essentiellement composée de touristes et de quokkas, dont l'île tient son nom, les premiers explorateurs confondant ces charmantes bestioles (à poche ventrale) avec des gros rats, pour nommer l'île le nid de rat. Là, ça fait tout de suite envie (là, sur la carte, il faut passer en mode "sat." et agrandir...)


Agrandir le plan


Dimanche de Pâques, c'est décidé, on y va, faut que je vois ça. Le programme est sans faille, on a les billets de ferry à l'avance, on se lèvera aux aurores, le timing des trains semble concorder... Bref, ça va le faire.

Dimanche de Pâques, après 3 heures de sommeil, j'ai envie de trucider BestFriend quand elle vient me réveiller. Encore dormir. Et puis il fait froid dehors. Et puis mon lit il était cool. Et puis plus jamais je sortirai d'abord, trop épuisant. Et puis la porte elle vient de m'agresser le pied, c'est un signe. Si j'avais su...


Arrivées à Perth, vers 8h25 de la nuit, nous découvrons avec joie qu'en raison de travaux sur la ligne Perth - Fremantle, on va faire une partie du trajet en bus. Mais une grosse partie du trajet. On panique doucement, on se stresse gentiment, je me dis que j'aurai du rester sous la couette si c'est pour que même les trains australiens s'y mettent... Et on prévient le reste du groupe qu'on va faire ce qu'on peut, mais qu'en fait, on risque surtout de voir le cul du ferry à l'horizon en arrivant.

Mais les miracles existent. Le bus roule bien, semble ignorer les feux orange, et on arrive à l'heure à la gare. BestFriend tente de demander son chemin à un gros connard quelqu'un qui passe par là, qui lui répond par un charmant signe dont le sens reste à ce jour incertain, sûrement quelque chose entre parle à ma main et vas te faire voir.

Bref, dans le ferry nous sommes, et vers Rottnest nous voguons. Sauf que quand t'as dormi 3 heures et que tu commences à t'assoupir, il y a un risque majeur: choper le mal de mer. Je canalise bravement jusqu'à l'arrivée, où on se cale devant un petit déjeuner d'anthologie. D'anthologie dans le sens où j'aurais facilement pu manger 3 fois, les serveuses étant particulièrement en forme. A la commande, on te passe un numéro que tu poses sur ta table et qui permet ensuite à la serveuse de la localiser, et normalement la serveuse arrive ensuite te servir. En plus clair, chaque commande correspond à un numéro donc à un client. Reste plus qu'à retrouver le numéro pour retrouver l'affamé qui attend son petit dej. BestFriend me souffle que pour les informaticiens, c'est une relation 1,1. Sauf que là, notre table avait été désignée comme table fourre-tout. Après le passage de 3 serveuses cherchant à se débarrasser de leurs plats, je finis par en choper un, tant pis si les oeufs sont brouillés et non au plat. Sauf que mes oeufs au plat arrivent quelques minutes plus tard. Et que la seule serveuse avec un minimum de sens du service finit par nous laisser l'assiette en bonus. Ya pas à dire, un serveur australien tiendrait environ 2 heures à Paris vu leur politesse.

Après cet interlude gastronomique, location des vélos. Sauf qu'on est un chouia en retard, et qu'il ne reste que des vélos un chouia grands, et un chouia pour homme. Je me retrouve donc sur un vélo dont le confort est plus qu'approximatif (là, j'ai encore mal quand je m'asseois... 24h plus tard) et dont la descente est périlleuse (une barre, ça fait mal) Et la bête a certes des vitesses, mais pas de plateaux. Mais comme je suis sportive... et en jupe...

Au bout de 3 côtes, je ne peux plus respirer, je ne sens plus mes jambes, je pousse mon vélo et je me retiens pour ne pas vomir. J'ai laissé mon glamour sur la terre ferme, je veux crever, vite et bien. Et que ces foutues mouches arrêtent de me tourner autour, je ne suis pas encore totalement morte. je m'écroule à l'ombre d'un panneau "Vous êtes ici". je ne veux même pas voir où est le ici, de peur de découvrir ce qu'il me reste à affronter. Je m'auto élis boulet du jour.

BestFriend me prend en pitié et propose qu'on rebrousse doucement chemin, à notre rythme, tandis que les autres pourront continuer. J'ai envie de lui sauter au cou, mais je n'ai pas la force de me lever. On repart donc doucement, et je n'enfourche la bestiole (mon vélo hein, pas BestFriend) que dans les descentes. Elle me fait d'ailleurs remarquer que même les enfants de 10 ans arrivent à le faire en pédalant. Je suis sauvé par un monsieur qui passe en trainant un vélo d'enfant...

Comme ma lose a décidé d'être tenace, je réussis à me déboiter une tong en descendant de monture. Mais je ne me noie pas en me baignant. Vu le début de la journée, j'avais quand même comme une petite appréhension...

Spéciale dédicace à BestFriend qui, à grand renfort de décolleté et de sourires, a réussi à faire passer le subtil message que bordel, payer le prix d'un vélo multi vitesses pour avoir uniquement des plateaux décoratifs, c'est un peu de l'abus. Résultat: on a eu une ristourne.

Je tiens quand même à dire que Rottnest, c'est juste le paradis (si t'oublies le vélo et les mouches) Une eau turquoise. Le sable blanc. Perth à l'horizon. Des quokkas trop mignons qui viennent te voir en fin de journée. Et un bébé quokkas, c'est mignon (et là, j'ai pas encore la photo, il faudra se contenter de me croire)


Bizarrement, j'ai super bien dormi le soir...


Edit: Et voilà, la photo de bébé quokkas.

Quokkas.JPG

Par Vicky - Publié dans : Koalament parlant - Communauté : Wild Bloggeuz
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Samedi 22 mars 2008

Humeur capillaire: Happy!

Dans les zoreilles: De la musique australienne que je connais pas!


J'ai entendu dire que le temps était pourri pour un printemps, du côté de la France. Alors pour vous donner un peu d'espoir, de réconfort et de soleil, j'ai le plaisir de vous offrir cette photo. Dans une demie heure, je serai là.

Plage-copie-1.JPG



Comme je suis bonne joueuse, je vous laisse m'insulter, me haïr, me détester, le tout en commentaire (et sans vulgarité, soyons quand même civilisés!)

Un de ces jours, un vrai article!


PS: Bon, je n'arrive pas à centrer la photo, because la nouvelle administration d'Over-blog a décidé que non, elle était déjà centrée (si tu la vois centrée, c'est cool, mais chez moi, c'est désesperemment à gauche) Comme à chaque mise à jour folklorique, j'ai envie de dire Ouat ze feuque, ça marchait super bien avant, innover pour le plaisir, mouai bof... 'fin bref, j'ai plus d'ascenseur dans mon dossier d'images et je peux pas centrer mes photos, ça promet pour les prochains articles!

Par Vicky - Publié dans : Koalament parlant - Communauté : Wild Bloggeuz
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Jeudi 13 mars 2008

Humeur capillaire: En jean et gilet... Ya un problème là!

Dans les zoreilles: Trève de la musique. Rapport au colocataire qui dort et que je vais réveiller si je me mets à faire mon choix


C'est drôle comme je suis cataloguée "chasseuse d'hommes" (chéri, si tu me lis, oui, tu pourras m'en vouloir à mon retour) On me demande à peine si j'ai vu un kangourou ou un koala (la réponse est non, je suis dans une zone urbanisée) pour en venir directement au "Alors, les Australiens, ils sont comment?"

Au saut de l'avion, ça surprend. parce que tout ce que j'avais vu de local, c'était un Nigerian et un Polonais. J'ai quand même vérifié que j'étais bien au bon endroit. Parce que j'avais comme un doute. Mais avec 30°, pas de doute, je n'étais pas en Pologne.


Maintenant, l'Australien, j'ai vu, et l'Australien, je peux t'en parler.


Les hommes des îles ont généralement une touche d'exotisme qui fait fondre le cachet d'aspirine fraîchement débarqué de son gros navion. L'Hawaïen, par exemple, il te parle, tu l'écoutes. En hochant la tête. Parce que tu ne peux plus parler, hypnotisée par sa carrure de surfer et son bronzage tropical. Voilà le souvenir que j'avais de l'exotisme. Alors en débarquant dans un autre pays du surf, j'me suis dis que bordel de merde quand même, ça allait être des vacances fantastiques.

Et c'est là que BabySitter va trépigner de joie. Parce que l'Australien, en fait... Comment dire... Ben déjà, on n'est pas sur la côte des surfeurs. Ceci explique sûrement celà. Point de muscles doucement caressés par le soleil. Point de mèche délicatement décolorée par les UV. Quedal. Nada. Et d'un coup, je me suis rappelée que les Australiens, à la base, ce sont des colons anglais. Ceci explique encore celà.


Prenons le cas typique du type pas mal. parce que j'en ai quand même vu un. Faut pas déconner, avec un billet à 1300€, ça m'aurait fait iech de pas croiser un seul beau spécimen local. Quand même. Un soir où je regardais une équipe franco-italienne totalement amateur de beachvolley indoor (faut pas chercher, c'est pas comme s'ils avaient des plages hein, mais c'est mieux indoor) mon regard s'est posé sur un charmant blondinet taillé comme une armoire normande. les goûts et les couleurs, en vacances, ça ne se discute pas. Je me dis que j'ai enfin trouvé LE specimen d'Australien potable. Que finalement la vie vaut d'être vécue. Jusqu'à ce qu'il se mette de profil. Et là, horreur et damnation: passé 21 ans, l'Australien développe ce qu'on appelle chez nous un ventre de femme enceinte à terme. A côté de ça, le bide sponsorisé par Guinness des Anglais, c'est quedal. Et je sais de quoi je parle, j'ai vécu chez les Anglais. Parce que l'Australien, il a une vie vachement difficile tu vois, la chaleur et tout, et même quand il est à la plage, il doit s'hydrater. Mais l'Australien, il ne s'hydrate pas comme le commun des humains. L'Australien, il s'hydrate à la bière, parce que c'est plein de mineraux et de bonnes choses dedans qui font du bien à l'intérieur de ton corps et que ça se voit à l'extérieur. Hum hum. Si seulement ils savaient...

Il faut aussi ajouter que si le parisiens est un con dans les transports en commun (quand tu veux passer, il te mate les seins et ensuite te laisse un passage) l'Australien est encore pire (il te mate les seins et ne bouge pas d'un orteil)


La prochaine fois, je te fai un spoiler de la mort qui tue sur les Experts et je te raconte la galère que c'est de trouver de l'alcool sur cette île. Et je fais un blog de fille avec des photos de mes tenues trop trop belles. Désolée pour les commentaires, j'y réponds dès que possible.

Par Vicky - Publié dans : Koalament parlant - Communauté : Wild Bloggeuz
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Lundi 10 mars 2008

Humeur capillaire: Happy

Dans les zoreilles: Des bruits d'animaux que je ne connais pas (froussarde inside)


Lecteur, je continue à te tutoyer, je suis en vacances, donc je suis détendue et j'aime tout le monde. Tout le monde? On voit pas que je ne t'ai pas encore parlé du douanier australien. mais revenons au commencement...


Samedi au milieu de la nuit vers 6H30 je me dis que pour bien commencer la journée, il me faut une douche. Ce qui n'est pas con si on considère que je vais quand même crapahuter dans la journée. A 6h30 du matin, j'avais le neurone réveillé, tout commençait bien.

Sauf que forcément, à 7h, j'étais en train de courir dans tous les sens, à la recherche de:
1/ mes tongs
2/ mon appareil photo

Cherche pas, je ne les ai pas retrouvé, et en prime j'ai oublié l'antimoustique. Ma bonne humeur commence à s'éroder. Bon, en fait, j'étais de super mauvaise humeur dès le réveil, pas assez dormi, réfléchi toute la nuit pour savoir où étaient mes tongs et mon APN... Ca commençait assez mal.


8h, la voiture est chargée, BBS me demande une dernière fois si je n'ai rien oublié, arrivés au feu, je croasse pleine d'angoisse "si, mes lexomil!" tout en sautant de la voiture.


Arrivés à l'aéroport, BBS a un moment de faiblesse et de pitié et m'accompagne jusqu'à mon enregistrement. Là, tu t'attends aux larmes, aux déchirements, aux serments d'amour éternel et inconditionnel... ben non, je suis stressée, j'ai envie de vomir, donc c'est un petit bisou rapide et il part retrouver Charlotte. Parfois, ma vie n'est pas pleine de glamour, de paillettes et de déclarations enflammées. Surtout un samedi matin à Roissy.


Ma grande frayeur était que mon nom n'apparaisse pas sur la liste des passagers. Genre "t'y as bien cru, maintenant, rentre chez toi!" Je coupe court au suspens, ce n'est pas arrivé. Et ma valise (estampillée "tu vas payer un surplus de bagage" par BBS) fera finalement 19.9kg. Oui, pour 3 semaines. Et alors? J'ai un talent pour faire une valise sans surplus. Faudra que je rajoute ça sur mon CV.


Sur l'avion, on va faire court, il avait 2 ailes et plein de gens dedans, c'était cool. Sauf que j'avais oublié comment se prend un lexomil. Un quart de lexomil, pour une nuit douce et sans rêves, tu le pousses à la manzana. Oui, c'est mal les mélanges, je sais. Mais un quart nature... Ben tu dors 2 heures. Donc j'ai fait une nuit de 2 heures. Parce que je suis partie à 11h25 (samedi) pour arriver à 7h (dimanche) à Singapour. D'où la nécessité de faire une nuit en plein jour.

Point positif: j'ai vu Enchanted et Juno, deux films que je voulais voir. Et j'ai même lu un bouquin.
Point négatif: Quand tu dors dans un avion, tu te réveilles avec la curieuse impression que ta tête va dorénavant reposer sur ton épaule gauche et ne sera plus jamais droite.


Singapour, on va zapper, c'était bien, je fumais ma première mes trois premières clopes depuis... trop longtemps (rapport qu'à Roissy t'as plus de zone fumeur quand t'as passé la douane et que j'avais pas envie de rater mon avion en ressortant) mais ça, on s'en fout. Parce qu'il faut que je te parle de la douane australienne. Les crocodiles Dundee du passeport.


La douane australienne, BestFriend m'avait prévenu qu'elle était chiante. mais dans un grand moment de blonditude, BestFriend n'a pas jugé utile de me dire qu'ils me demanderaient mon adresse en Australie. C'est pas comme si elle était récemment passée par là. Hum hum. La première douanière me demande mon adresse. Forcément, vu que je n'ai pas rempli la case adresse. J'explique que I come visiting a friend, she comes to pick me up, I don't know the address. Le tout avec mon plus charmant accent frenchie. Mon accent frenchie, je le sors rarement, il me sert juste à faire la niaise intégrale face à une situation administrative foireuse (une banquière anglaise, un agent de police...)

Je passe le cap du tampon sur le passeport, je me dis que c'est gagné. Que nenni! La fourbe pétasse a du me signaler à douanière n°2 qui me chope au vol. Me demande ce qu'est exactement mon travail (parce que employee c'est pas clair mais avec 15 cases pour tout caser...) ce que fait BestFriend, elle me demande d'écrire son nom sur le petit papier, si le numéro à prévenir en cas de grave incident est celui de BestFriend... Et finit par me libérer en notant un code 5 sur mon papier.

Douanière n°3 m'intercepte avant que je ne réussisse à récupérer ma valise. Me demande ce que je viens faire en Australie. J'hésite entre lui parler de prostitution, de trafic d'animaux protégés, de tentative d'introduction de bouffe française sur le territoire (que c'est interdit que tu dois laisser ton pâté de campagne en quarantaine) ou lui dire que Ouat ze feuk je viens voir ma best et pioncer 3 semaines sur une plage en faisant des mamours à des koala. Bitch.

Douanier n°4 m'intercepte dès que j'ai récupéré ma valise et m'envoie dans la direction opposée de celle suivi par le gros des troupes. Là, instinctivement, je serre les fesses. Et je maudis le lexomil qui fait effet (12 heures plus tard) Et doit me donner une bonne tête de junkie pas fraîche.

Douanière n°5 passe ma valise aux rayons X. A la surprise générale, ils ne trouvent ni cadavre ni cocaïne ni bouffe française. Je sors enfin...


La prochaine fois, je vous raconte comment j'étais bourrée en 10 minutes le soir de mon arrivée en Australie.

Par Vicky - Publié dans : Koalament parlant - Communauté : Wild Bloggeuz
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